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La première image qui me vient à l’esprit quand je pense à Buffalo Bill, c’est à l’ignoble show auquel j’ai assisté enfant au Parc Disney. Des haricots rouges de cantine balancés dans une gamelle extrêmement sale, intégrée à même la table et qui donc n’a sans doute jamais été nettoyée. Une salle mal éclairée, surchargée d’allemands quinquagénaires avec des chapeaux de cow boy qui beuglent des choses dans la langue d’Himler. Et un spectacle équestre. Un faux Buffalo Bill qui chasse des indiens et des taureaux déguisés en bisons. Le tout soulevant un nuage composé du sable, des poussières et des merdes de cheval qui tapissaient la scène, et qui finissait par arriver dans nos narines et nos assiettes.

Au bout de 15 minutes de spectacle, mes haricots froids à peine entamés et le Sitting Bull tout boudiné à peine entré en scène, j’ai supplié mes parents de me laisser partir. J’ai attendu mes frères et sœur à l’extérieur, dégouté par la force qu’ils ont pu trouver pour continuer d’assister à cet ignoble spectacle pour viande humaine réduite à un œsophage et un estomac.

Ensuite, la deuxième chose qui me vient en pensant à « Buffalo Bill » c’est ce serial killer du Silence des Agneaux.

James Gumb capture des femmes, les dépèce avec minutie, fait sécher leur peau, puis la coud pour s’en faire un vêtement. De cette manière, celui qu’on surnomme « Buffalo Bill » pour une raison qui m’échappe là, maintenant, a l’impression de devenir ce qu’il a toujours rêvé d’être. Au delà de tout ce qu’on peut penser de son procédé, le voir à tout prix vouloir être ces choses qu’il idolâtre sans vraiment y arriver, puisque les peaux de femmes se déforment et se craquellent par dessus son corps exagérément masculin, ne fait que le rendre immensément attachant.

Voilà, c’était ma review de Goblin, que probablement personne ne comprendra.