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La première image qui me vient à l’esprit quand je pense à Buffalo Bill, c’est à l’ignoble show auquel j’ai assisté enfant au Parc Disney. Des haricots rouges de cantine balancés dans une gamelle extrêmement sale, intégrée à même la table et qui donc n’a sans doute jamais été nettoyée. Une salle mal éclairée, surchargée d’allemands quinquagénaires avec des chapeaux de cow boy qui beuglent des choses dans la langue d’Himler. Et un spectacle équestre. Un faux Buffalo Bill qui chasse des indiens et des taureaux déguisés en bisons. Le tout soulevant un nuage composé du sable, des poussières et des merdes de cheval qui tapissaient la scène, et qui finissait par arriver dans nos narines et nos assiettes.

Au bout de 15 minutes de spectacle, mes haricots froids à peine entamés et le Sitting Bull tout boudiné à peine entré en scène, j’ai supplié mes parents de me laisser partir. J’ai attendu mes frères et sœur à l’extérieur, dégouté par la force qu’ils ont pu trouver pour continuer d’assister à cet ignoble spectacle pour viande humaine réduite à un œsophage et un estomac.

Ensuite, la deuxième chose qui me vient en pensant à « Buffalo Bill » c’est ce serial killer du Silence des Agneaux.

James Gumb capture des femmes, les dépèce avec minutie, fait sécher leur peau, puis la coud pour s’en faire un vêtement. De cette manière, celui qu’on surnomme « Buffalo Bill » pour une raison qui m’échappe là, maintenant, a l’impression de devenir ce qu’il a toujours rêvé d’être. Au delà de tout ce qu’on peut penser de son procédé, le voir à tout prix vouloir être ces choses qu’il idolâtre sans vraiment y arriver, puisque les peaux de femmes se déforment et se craquellent par dessus son corps exagérément masculin, ne fait que le rendre immensément attachant.

Voilà, c’était ma review de Goblin, que probablement personne ne comprendra.

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Que ce soit son apparence physique, son obsession pour les symboles nazis, son amour morbide de la poudre blanche, l’habillage de ses mixtapes à coup de bruits de reniflements de narine ou ses hobbies, essentiellement centrés sur la sur-consommation de (presque) toutes les drogues ou l’amusement avec des armes à feu, Gunplay semble posséder tout un tas d’arguments pouvant faire de lui la nouvelle super star de la chanson pour le grand public et les mamies. Le genre de monsieur rassurant qu’on est content de croiser seul dans le dernier métro.

La première compilation Maybach Music arrive pour le mois de mai prochain et évidemment Rick Ross a décidé d’y mettre en avant ses nouvelles recrues: Meek Mill, Pill et Wale. Ces trois là concourent plutôt dans la catégorie des très bons chanteurs de rap, et y’en a au moins deux d’entre eux que je porte assez haut dans mon cœur, seulement il ne faudrait pas qu’ils me fassent trop d’ombre à Don Logan. Celui qui avait estompé ses camarades sur le premier disque des Triple C’s, qui est un peu plus dans la nuance qu’il n’y parait, qui est capable de vous laissez bloqué sur deux lignes d’un de ses couplets et surtout, en toute objectivité, qui correspond d’avantage à ce que j’ai envie d’écouter. Puis il ne faut pas s’arrêter à son rôle de goonie cocaïné puisqu’il a su s’inspirer comme il le fallait de son boss, en lui empruntant son sublime goût en matière d’instrumentale justice leaguée et sa capacité à instaurer des ambiances très différentes d’une piste à l’autre.

All On You (Either Or) – Gunplay:

Enfin ça n’empêche que l’essentiel de son répertoire reste constitué de trucs post-trap-crunk-énervé dans la veine de ce que peut nous offrir Waka Flocka Flame, et que j’ai du mal à bien définir, alors je bombarde plein d’appellations en random comme les journalistes à la con. Ça ne l’empêche pas non plus d’être le toxicomane qu’il parait être, et sans doute pire encore que vous ne pourriez l’imaginer -je vous invite à lire son interview réalisé par Ozone Mag en 2008, dispo par ici- ou à imposer des univers qui tendent à donner une idée de ce que peut être l’Enfer pour un petit cul blanc no homo:

Son premier street album, Walkyrie, est la dernière chose que j’attends avant de mourir. Pour patienter, on procède comme à l’habitué avec une sélection swaggée d’une petite vingtaine de morceaux du Don.

Inside I’m Sufferin’, Outside I’m Stuntin’ - Gunplay (Mediafire)


Tracklist:

  1. All On You (Either Or)  – Gunplay
  2. Sell Out Everything Feat. Young Buck & Murphy Lee  –  Gunplay
  3. Money On The Carpet –  Gunplay
  4. 4Loco (Ham In The Trap)  –  Gunplay
  5. Lap Dance & Champagne – Gunplay
  6. Roadkill Feat. Rick Ross & Torch  –  Gunplay
  7. Miss Me (Gmix) Feat. Lil’ Wayne  –  Gunplay
  8. Wicks (Wild Out) Feat. DesLoc & Piccalo   –  Gunplay
  9. Gunplay Feat. Rick Ross  –  Gunplay
  10. Bout It, Bout It  –   Gunplay
  11. All I Do Is Win (DON LOGAN REMIX)  –   Gunplay
  12. Letter 2 My Enemies Feat. Brisco & Millyz  –  Gunplay
  13. Just The Surface –  Gunplay
  14. Picture Me Rollin Freestyle  –   Gunplay
  15. Cigar Fare And Hardware – Gunplay
  16. Rollin Feat. Waka Flocka Flame  –  Gunplay
  17. All On You (Chopped & Screwed By Huff The Genius)  –  Gunplay
  18. Another One Feat. Diddy & Rick Ross (Chopped & Screwed By Huff The Genius)  –  Gunplay
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Présentement, tous les radars saïyens de la galaxie nord viennent d’exploser. La puissance de Waka Flocka Flame possède beaucoup trop d’unités pour cette technologie extra-terrestre qui n’a que quelques siècles d’avance sur la notre. Même sur la mélodie de Frère Jacques son charisme et son énergie lui permettaient de faire danser le plus triste des cul-de-jatte. Pendant ce temps, son plus fidèle allié, le producteur Lex Luger, transformait un gardien de prison obèse en star du club-rap-mongol. L’union des deux a déjà fait de beaucoup d’entre nous une bande d’animaux, leurs morceaux vennant toucher quelque chose d’enfoui, un instinct primaire que les pires des psychologues nazies n’ont jamais osé réveiller.

Alors imaginez un album du premier quasi entièrement produit par le second (11 tracks sur 17), le reste étant assuré par Drumma Boy, Southside ou Lil’Jon.  On n’a pas le temps de redescendre sur terre un instant. Je conseil vivement aux personnes un peu fragiles cardiaquement ou aux femmes enceintes de consulter un spécialiste avant l’écoute de cet album.

Bustin’ At Em – Waka Flocka Flame

Inutile de me demander d’être un tant soit peu objectif à propos de ce que fait Waka Flocka Flame, ce gars me propose juste exactement ce que j’ai envie d’entendre. Il a parfaitement compris comment aborder les beats énervés des producteurs du Brick Squad. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il ne sait pas rapper ou qu’il est débile. Offrir de telles condensés de divertissement pure c’est une putain de science, à son niveau c’est même un art majeur. En gros, la différence entre un morceau Waka/Luger et un truc Akon/Guetta est à peu près la même qu’entre les cristaux de méthamphétamine de Walter White et ceux que tu fais dans la cave de ton daron.

Karma Feat. YG Hootie, Popa Smurf & Slim Dunkin – Waka Flocka Flame

Ce n’est que son premier street album mais Waka Flocka s’impose définitivement comme un des artistes majeurs de sa génération [M6 – PLUS VITE QUE LA MUSIQUE ALERT]. Contrairement à son ami Gucci, Flocka bénéficie encore de tous les bonheurs de l’indépendance et ses copains sont tous bien choisis, à part l’immonde Gudda Gudda. Mention spéciale pour Slim Dunkin, dont une mixtape avec D-Bo devrait arriver incessamment sous peu.

Ce street album sort le 5 octobre dans le monde réel et il est parti pour tourner des mois et des mois chez moi jusqu’à usage complet. Vous êtes tous invités.

TTG (Trained To Go) – French Montana, YG Hootie, Joe Moses & Baby Bomb – Waka Flocka Flame